Vivre de l'écriture en 2017 : rêve ou réalité ?


Avant de me lancer dans la grande aventure de l'écriture, j'avoue ne pas avoir pensé un instant gagner de l'argent avec. C'était un genre de passe-temps, vous voyez ? Quelque chose que je faisais dans mon coin, au fond de la classe sur une feuille A4, au lieu de prendre le cours (mauvais garçon que j'étais). Mais jamais je n'aurais imaginé en tirer un euro, je dois bien vous l'avouer. Alors, comment est-ce que tout ça est arrivé ? Comment la grande aventure a-t-elle commencé ? Et surtout, pourquoi est-ce que je pense qu'il est possible de vivre de son écriture en 2017 ?

Si on traîne sur internet, on peut facilement être découragé. Moi-même, lorsque j'ai commencé à penser à gagner un peu d'argent avec mon écriture, j'ai été très déçu des réponses de la plupart des internautes. Tous s'accordaient à dire qu'il était IMPOSSIBLE de vivre de l'écriture. Mais ce n'est pas parce que eux n'ont pas réussi que personne ne le peut, n'est-ce pas ? Vous et moi, nous sommes plus déterminés que ça !

Alors, j'ai essayé. En mai 2015, je publiais l'Omerchat sur le Kindle d'Amazon. Pour tout vous dire, j'ai commencé à penser que ces gens, ceux qui disaient que c'était impossible de vivre de l'écriture, avaient peut-être raison... En terme de ventes, je n'ai même pas dépassé la fatidique barre des 100 euros de royalties. Je n'ai donc jamais rien touché pour le lancement de ce bouquin. J'avais 17 ans, j'étais un peu déçu. Je m'attendais à quelque chose, mais non. Au final, je me suis dit que l'écriture devait rester un passe-temps et que ça serait ainsi. J'ai mis de côté mes quelques rêves en cherchant un autre moyen de vivre de ma plume. Le journalisme, peut-être ? Mais certainement pas l'écriture de roman. J'avais bien compris que c'était « impossible ».

Mais quand même, merde ! Au fond de moi, il y avait une petite voix qui me disait de réessayer. De publier encore quelque chose. En fait, je dois beaucoup à certaines personnes. Notamment à Benoît Couzi, pour m'avoir mis en avant sur sa plate-forme de lecture numérique que je n'oublierai jamais et qui fera toujours écho de bienveillance en moi : l'apporte-plume. J'ai vu que « Les chaînes du papillon » commençait sérieusement à plaire et même à être lu ! Banco, je me suis dit. Allons-y, retentons sur KDP ! Cette fois-ci, je vous le dis, j'ai mobilisé l'armée, la police, la NASA, tout, TOUT ! J'ai créé un événement, j'ai demandé à des blogueurs et des blogueuses de chroniquer le livre, j'ai TOUT bien fait et ça a payé !

Non, je déconne.

Enfin... Si, ça a payé un petit peu. En juin 2016, je faisais ma première apparition dans le top 100 d'Amazon à la place de 44e. C'était vraiment une belle réussite. En quelques sortes... Une consécration, pour moi. Mais il m'en fallait plus... D'autant que le livre avait connu un bel engouement au début et puis était retombé comme un soufflé.

Là, j'ai fait la rencontre de personnes formidables qui m'ont énormément aidé pour la suite. Je pense à Damien Gruson, à Matthieu Biasotto, à Azel Bury, à Jean-Philippe Touzeau, à Gina Dimitri (que j'ai rencontré par la suite), et à tous les autres, que j'ai sûrement oublié. Tous ces gens m'ont aidé comme on m'avait rarement aidé. Ils y sont tous allés de leurs petits conseils pour me faire progresser et me tirer vers le haut et, je dois dire que ça a marché. Et je leur en serai éternellement reconnaissant.

L'année suivante, j'avais le baccalauréat en poche et je venais juste de m'installer sur Montpellier. J'avais décidé d'aller à la FAC (en lettres modernes) et puis... Non, finalement. Comme d'habitude, je m'y étais pris au dernier moment pour l'administratif et donc, résultat, il ne me restait à disposition que des cours qui ne me plaisaient absolument pas (je pense notamment à littérature érotique et pornographique, qui était vendue comme un cours de littérature « exotique ».) Alors oui, l'exotisme, j'y ai eu droit...

Au bout de 2 semaines, j'ai arrêté et je me suis lancé corps et âme dans l'auto-édition sur Amazon. C'était un pari assez risqué, au final. Je ne touche aucune bourse, rien. Juste l'écriture. J'avais à peine gagné de quoi me payer le loyer en deux mois avec « Les chaînes du papillon » et ne parlons pas de l'Omerchat qui me permettait de me payer un demi-carambar par mois.

Bref, je sautais en parachute sans parachute, et c'était plutôt flippant. Et puis, sur le Kindle, « La malédiction du Vatican » a marché. Bien marché, même. Et c'est ce qui a nettement contribué à me faire connaître. J'avais 18 ans et je venais de franchir le top 10 d'Amazon. C'est peut-être un détail pour vous, mais waouh, j'étais content !

Bien entendu, je ne vais pas vous parler de mes revenus, pour des raisons évidentes. Mais je tenais à vous faire comprendre que c'est bien possible et que ce n'est pas simplement parce que je suis un jeune homme de 19 ans que je peux en vivre. J'ai conscience de la réalité du coût de la vie. Certes, je n'ai ni enfant ni voiture, mais pour le reste, je dépense autant que vous (si ce n'est plus, en sorties, etc...). Je sais que bon nombre de personnes vivent avec les mêmes revenus que moi et qu'ils en sont pleinement satisfaits.

Et puis, de fil en aiguille, j'ai continué. Depuis, je n'ai pas encore repris mes études et je vis à 100% de l'écriture, toujours sans aide, sans rien. Je ne suis dépendant que de mon clavier et de mes petits doigts qui s'agitent dessus. À mon sens, mes chers amis et lecteurs, il est possible de vivre de son écriture en 2017 grâce à internet et à l'auto-édition. Il faut garder à l'esprit que ce n'est pas forcément facile, qu'il y a beaucoup de travail derrière, mais que cela reste POSSIBLE. Vous n'avez pas à vous casser les dents sur les comités de lecture des éditeurs classiques pour vous faire publier, vous POUVEZ publier et si vous voulez en vivre, vous DEVEZ le faire. Les cartes sont dans vos mains. Tout peut arriver. Croyez-y sincèrement et foncez, ne vous laissez pas abattre par les obstacles qui bouleverserons votre chemin. Gardez en tête votre objectif, contentez-vous de peu, célébrez chaque petite victoire arrachée à la sueur de votre clavier et relevez la tête. Vous êtes écrivain !

Le plus important, ce sont les belles rencontres et tous ces gens qui changent votre vie à travers un écran. Et rien que pour ça, même si je devais ne pas gagner un kopeck, je recommencerais volontiers.

Alors, vivre de son écriture, un rêve, ou une réalité ?

Je dirais que c'est un rêve qui peut se transformer en une douce réalité pour chacun de nous.

Merci à vous, mes belles rencontres.

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